L'homme d'Altamura
Découvert en 1993 dans les grottes karstiques de Lamalunga, près d'Altamura, dans le sud de l'Italie, c'est le plus extraordinaire fossile humain jamais mis au jour en Europe. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/25805042/
Enchâssé dans la roche calcite et des globules de calcaire formés par l’écoulement de gouttes d’eau depuis 128 000 à 187 000 ans à une profondeur de 8 mètres, l’Homme d’Altamura est mort de faim ou de soif après être tombé dans un puits karstique lors d 'une chasse ? Planimétrie et coupe de la grotte de Lamalunga :https://www.researchgate.net/publication/260579914_Borghi_M_Pignatti_JS_2006_Taberina_bingistani_Henson_1948_Foraminifera_from_the_Upper_Cenomanian_of_Apulia_Southern_Italy_a_new_record_Geologica_Romana_39_89-94?fbclid=IwY2xjawEQeqJleHRuA2FlbQIxMAABHTUun0Kc2oBuB9yI55JWdKshk4Kdnivv6sHrWMRFbPxafM6jXMgGn6RQwg_aem_j483ziAJjBG1FdxrZvKzcQa) Localisation géographique de la grotte de Lamalunga dans le sud de l'Italie ; b) Orthophotographie avec plan de la grotte superposé ; le rectangle bleu indique la localisation de la branche nord signalée en c) ; c) relevé tridimensionnel de la branche nord avec certains des points de repère signalés dans le texte, identifiés par des numéros du nord au sud : 1 – Abside dell'uomo ; 2 – vestibule ; 3 – Corridoio degli animali ; 4 – Sala della iena ; 5 – entrée actuelle. Crédit : Costantino Buzi et alhttps://riviste.unimi.it/index.php/RIPS/article/view/10629?fbclid=IwY2xjawEQeWVleHRuA2FlbQIxMAABHWfeJf-ZrnPKBNyM9p9ArWJvI088bB3cb5n6gdofXsVW8dmkOs-RbE73kw_aem_i_XO7Wgh3MGw8bAFWy2_ng
Une série d'investigations scientifiques menées les années (2017-2020),ont permis des résultats publier dans des revues internationales :
Ces premières données génétiques permettent, entre autres, d’examiner le squelette Altamura comme le plus ancien de Neandertal à partir duquel des portions d’ADN ont été extraites et, comme tel, un candidat hautement approprié pour d’intéressantes analyses génomiques pour en savoir plus sur l’évolution humaine y compris la notre.
L'analyse de son omoplate droite ( à titre exceptionnelle ) a confirmé que l’Homme d’Altamura était un homme de Neandertal.
La partie comprenant la fosse glénoïde, le cou et les racines de l'épine et du processus coracoïde de l'omoplate a été extraite et son étude a fourni des informations sur la paléogénétique et la morphologie. L'analyse morphométrique de la fosse glénoïde a confirmé que le spécimen se situe dans la gamme de variation néandertalienne, malgré certaines particularités morphologique Les observations des caractéristiques squelettiques suggèrent une combinaison de traits archaïques et dérivés de l'homme de Néandertal, plaçant l'Homme d' Altamura dans la variabilité humaine du Pléistocène tardif-moyen en Europe .
L' analyse de ses dents nous indique que l'Homme d' Altamura était pleinement adulte, mais pas vieux .https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S0047248415000263?fbclid=IwY2xjawEQfAZleHRuA2FlbQIxMAABHXCwtJzoGS1SZB2ZIkXn7iuMeydL5M0L9ifOTPijDha1sKSsHgx5gdKZtA_aem_mxcf-9fs3INKOzpjSQWArA
Les analyses ont mis en évidence des caractéristiques morphologiques inédites chez les Néandertaliens. Une reconstruction numérique du crâne a notamment révélé des traits similaires à ceux d’un humain plus ancien datant d’environ 430 000 ans. Autrement dit, les résultats de ces études ont montré que l’Homme d’Altamura possédait un mélange unique de caractéristiques archaïques et modernes. Même si une partie du crâne correspond à celui des Néandertaliens, l’autre partie possède des caractères plus anciens, comme Homo heidelbergensis. Mais « l’Homme d’Altamura » ressemble beaucoup plus à Homo heidelbergensis. Les chercheurs pensent que cette population néandertalienne isolée a conservé des traits anciens plus longtemps que leurs homologues eurasiens, ce qui fournit un aperçu précieux de l’évolution humaine, pourrait éclairer de nouveaux aspects de l’évolution des Néandertaliens et de leur diversité. Mais aussi le fait que Néandertal voir Homo sapience était installer en Europe bien avant que ce que veus démontré l 'archéologie consensuelle .https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0277379124003342 'Homme à toujours été l 'Homme , rien à voir avec les primates n 'en déplaise aux scientistes patentés : C 'est qu'à partir de - 900 000 ans que les grandes glaciations - avec des nappes de glace couvrant des altitudes plus élevées en Eurasie et en Amérique du Nord - sont devenues des caractéristiques communes de l'ère glaciaire : Plusieurs glaciations paroxysmales (une tous les 100 000 ans) sont désignées par les noms de rivières de Bavière : Günz, Mindel, Riss et Würm. D’après Mandier (1984), ce serait au Riss (entre 450 000 et 140 000 ans) que les glaciers des Alpes furent les plus étendus. Vers 450 000 ans débute une longue période tempérée ou interglaciaire. Elle succède à une longue et sévère période glaciaire qui réduit les zones habitables et dépeuple la partie nord-ouest de l’Europe. Cette date ( qui reste encore à démontrer ) , coïncide avec " l apparition de l'Homme de Néandertal , suivis de près par Homo Sapience , l 'Homme de Dénisova , voir de Neadeli Ce qui indique clairement que cette période fut une cruciale pour l 'humanité. Avant ce long interglaciaire, les traces d’occupations humaines existent, même si elles sont sporadiques, mais ne permettent pas réellement de distinguer des entités régionales. À partir de ce long interglaciaire, les sites Proto-historiques, livrant des outillages et des ossements d’animaux, deviennent plus nombreux. Ils enregistrent des changements comportementaux avec des innovations techniques dans les modes de fabrication des outillages. Ils offrent aussi la possibilité de décrire les modes de subsistance par les restes osseux d’animaux consommés qui montrent que la chasse se développe : Des traces de foyers se multiplient attestant que le feu est maîtrisé et reproductible. Ce qui est intéressant chez l' homme Néandertalien d' Altamura est le fait qu'il semble etre le chainon radiant d'un changement génomique de Néandertaliens plus anciens , donc antérieur à la glaciation Pléniglaciaire mindelien : le squelette semble présenter un mélange de caractéristiques archaïques et dérivées, qui correspondent à la gamme de variations typique des hominidés européens de la fin du Pléistocène moyen/début du Pléistocène tardif (Manzi et al., 2011). En fait, même si un certain nombre de traits néandertaliens sont visibles, en particulier au niveau du visage et de l'os occipital, certaines caractéristiques distinguent ce spécimen de la morphologie plus typique d' Homo neanderthalensis , comme la forme des arcades sourcilières, la dimension relative des mastoïdes et l'architecture générale de la voûte crânienne : https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S0277379110001915?fbclid=IwY2xjawEQf6VleHRuA2FlbQIxMAABHSu6L_uyH0EvmO1Dgjy_LrZn4md9Zp-A21TJz1PSgu6avnosqWRXYMFH_g_aem_tZQgLQoB1P_59HtrDlN26g : https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S0047248415000263?fbclid=IwY2xjawEQfAZleHRuA2FlbQIxMAABHXCwtJzoGS1SZB2ZIkXn7iuMeydL5M0L9ifOTPijDha1sKSsHgx5gdKZtA_aem_mxcf-9fs3INKOzpjSQWArA : https://www.mnhn.fr/fr/actualites/connaitre-l-emergence-de-neandertal-pour-comprendre-sa-disparition?fbclid=IwY2xjawEQgHVleHRuA2FlbQIxMAABHXTPtyfrxIYVoMHoluhRAp6tUB6E2ef3i6DuqmEbpCh5Cp1xhOsKa6MOpg_aem_sJB5cEb_5-qpWbyPTw65fQ : http://puvodni.mzm.cz/Anthropologie/downloads/articles/1993/Pesce_Delfino_1993_p157-158.pdf?fbclid=IwY2xjawEQgJVleHRuA2FlbQIxMAABHe5G_BkNLf817Ar8KqXihL-jyPV6aFyBHcXl3vuwUjgJaLD5degWFRKeZw_aem_UqnoRwOv95AXomoRXJDYtg : ans-les-alpes/?fbclid=IwY2xjawEQgL9leHRuA2FlbQIxMAABHfV9QiOGF-XGqomTGmDOQgG2qajwJi4boaHerZetBm2d5h-bo_QpbqIadA_aem_yOUshtvpmxDXfTDiA765XA#:~:text=On%20retrouve%20les%20traces%20des,270%20millions%20d'années
Les scientifiques ont décidé de ne pas extraire le squelette afin de ne pas abimé le fossile , les minéraux de calcite s’alignent sur les orbites, le nez osseux et la mâchoire supérieure du Neandertal comme une centaine de piercings décoratifs, l 'extraire de sa gangue aurait endommagé. Le squelette néandertalien tête en bas est situé dans une petite niche étroite délimitée par des stalactites, des stalagmites, des colonnes stalagmitiques et des coulées stalagmitiques présentant le même revêtement de concrétions coralloïdes qui recouvre également les os
Des sondes photographiques ( a ) ont été utilisées pour acquérir par photogrammétrie les composantes basale et postérieure (BP) du crâne ( b ), exposé dans la chambre arrière. Ses parties frontale et faciale (FF) ont été acquises par scanner laser dans l'abside ( c ), où la mandibule et plusieurs os longs sont également directement visibles sur le sol de la grotte ( c , d ).
a Des configurations de repères homologues ont été acquises sur les FF et BP d'Altamura et d'un spécimen de référence, le Cranium 5 presque complet du site de Sima de los Huesos (SH-5) ; b les coordonnées des repères ont été traitées séparément par analyse Procrustes généralisée (GPA) ; c FF et BP ont été alignés selon le spécimen de référence présentant la plus grande affinité morphologique ; d – f différentes vues du modèle virtuel d'Altamura alignées sur SH-5 ; g vue latérale SH-5.
Analyse en composantes principales comparant Altamura avec les crânes de la lignée néandertalienne et des humains modernes.Les M3 éruptées et l'inversion de la courbe compensatrice de Wilson dans les M1 et M2 mais pas dans les M3 suggèrent que l'individu est pleinement adulte, mais pas vieux. Bien que la plupart des dents aient leurs racines exposées sur plusieurs millimètres, l'os parodontal semble être en bon état dans l'ensemble, sauf en correspondance des deux pertes dentaires ante-mortem . Les radiographies des dents antérieures montrent une lésion périapicale, probablement liée à l'usure dentaire avancée. Nous avons également observé une faible expression de taurodontisme dans la dentition postérieure et la présence d'un espace rétromolaire, des caractéristiques compatibles avec une attribution à l'hypodigme néandertalien ; cette attribution est également soutenue par des aspects de la morphologie crânienne, l'analyse morphométrique de l'omoplate et des données préliminaires d'ADNmt.
On note également un torus palatin bien développé, une caractéristique non décrite auparavant chez les Néandertaliens à notre connaissance. Un torus palatin est une saillie osseuse (exostose) qui se développe sur la partie médiane du palais osseux ne « tumeur bénigne » constituant une élévation de la ligne médiane du palais.https://journals.plos.org/plosone/article?id=10.1371%2Fjournal.pone.0241713&fbclid=IwY2xjawEQggVleHRuA2FlbQIxMAABHQNCfHNI1rvOSEKw7Syun6Ca0e0Ba-iIgWHaGSiOa5WCQpDDHaEcUfG7-g_aem_pZCSvt2ANP2myEJOe1epNg






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