Convergence : Saga de l'eau (IV) - Bataille céleste (V) - Genèse sumérienne (VI) Patrice Hernu 14 mars 2015
Cet article pourrait s'appeler tout simplement Genèse.
La convergence de trois sagas : une seule Genèse
Il est au croisement de trois séries : celle de la Saga de l'eau, si nécessaire à la vie, celle de la bataille céleste "Enuma Elish" et des références éclairant la Genèse sumérienne. Mais il s'appuie essentiellement sur les découvertes scientifiques récentes venant illustrer ces trois séries.
Cet article fait partie de la suite Saga de l'eau
Premier épisode : https://www.facebook.com/notes/445857819715917/
Deuxième épisode : https://www.facebook.com/notes/825912741568851/
Troisième épisode : https://www.facebook.com/notes/10158625341463911/
Autres notes : https://www.facebook.com/notes/394904888547037/
https://www.facebook.com/permalink.php?story_fbid=588140904579870&id=116285171765448
Cet article fait partie de la suite Enuma Elish et la science
Partie I : https://www.facebook.com/notes/703843140262581/
Partie II - De grandes quantités d'eau sur la Lune... 29 mai 2011 : https://www.facebook.com/notes/394904888547037/
Partie III : https://www.facebook.com/notes/2779684815640799/
Partie IV : https://www.facebook.com/notes/377039206980109/
Conférence et vidéo : https://observatoire-reel.com/1e-fevrier-2012-patrice-hernu-les-mythes-sumeriens-face-a-la-science/
Cet article fait partie de la suite Genèse :
Genèse I / https://www.facebook.com/notes/347792519614768/
Genèse II : https://www.facebook.com/notes/3785962288128234/
Genèse III https://www.facebook.com/notes/2695634510686718/
Genèse IV : https://www.facebook.com/notes/2776292659325798/
Genèse V : https://www.facebook.com/notes/356400718938177/
Genesis VII : https://www.facebook.com/notes/354415472502055/
Il n’est guère de mois où de nouvelles informations ne viennent confirmer ce que nous supposions dans le récit de la grande saga de l’eau et ce qu’étonnamment les sumériens affirmaient dans la Grande Bataille ou « Enuma Elish ».
L'analyse de l'eau prélevée par Philae, la confirmation de la présence de la ringwoodite dans les profondeurs de la Terre, le secret enfin arraché à la météorite tombée sur Terre le 17 octobre 2012, comme de nouvelles révélations sur l’histoire de la Lune, tout confirme ce qu’on commençait à entrevoir.
D’où vient l’eau sur Terre ?
Tout confirme qu’il n'y avait pas d'eau sur terre avant le heurt de la planète folle Kingu avec la terre il y a un peu moins de 4.5 milliards d'année. Kingu est le nom que donnent les Sumériens à cette ancienne Lune de Jupiter, rattrapée par cette planète lorsqu’elle fut propulsée comme avec un lance-pierre cosmique pour un périple de plus de 100.000 ans dans le système solaire, jusqu’aux confins de Vénus, la frôlant et la rendant rétrogyre. Lors de cette folle équipée, que décrit l’allégorie sumérienne et dont on trouve des traces plus floues dans la mythologie grecque, Kingu frappa de plein fouet l’ancienne Terre, dont une grande partie est venu nourrir la ceinture d’astéroïdes dont la constitution tient également à d’autres heurts de planètes et planétoïdes de l’époque. Cela commence à être bien compris et modélisé.
Le Système solaire interne, la région du système à moins de 4 UA du Soleil, était trop chaud pour que les molécules volatiles tels que l'eau et le méthane se condensent. Aussi, les planétésimaux qui s'y formèrent ne pouvaient être constitués que de composants chimiques ayant un haut niveau de sublimation, tels que les métaux (comme le fer, le nickel et l'aluminium) et des roches de silicates. Ces corps rocheux allaient devenir les planètes telluriques : Mercure, Vénus, la Terre et Mars. Comme ces composés chimiques sont assez rares dans l'univers, correspondant seulement à 0,6 % de la masse de la nébuleuse, les planètes telluriques ne connurent pas une croissance très importante.
L'eau la plus ancienne avérée a 4.3 milliards d'années. La composition isotopique de l'eau de Philae, des comètes, des océans, etc. confirme bien le schéma d'un premier apport par Kingu puis par des chondrites carbonées arrivées des confins du système solaire ensuite seulement, astéroïdes ou comètes, à la limite peu importe, c'est leur parcours dans le système qui importe.
Alors comment Kingu un astre qui aurait eu une masse un peu supérieure à celle de Mars aurait-elle pu apporter de l’eau si Kingu était proche de Jupiter, laquelle se trouve aujourd’hui à l’intérieur du cercle sans eau originelle possible ?
La réponse est également dans le texte sumérien, confirmé par la cosmologie moderne. Jupiter est une géante gazeuse qui n’était pas en-deçà de la barrière de neige et donc ne résultant pas de l’accrétion de composants chimiques à forte masse. Elle a été projetée dans le cœur du système par un effet systémique avec Uranus et Saturne, happant au passage un astre hybride né à l’interface de la barrière de neige et comportant énormément d’eau. Cette eau du feu comme la mythologie grecque le rappelle fort à propos. Comme pour Jupiter qui a pour génitif Jovis, la jeunesse, la jeunesse de la Terre n’en déplaise aux experts qui cherchent des racines dans une langue pourtant postérieure au latin ! Zeus, le dieu qui divise, le rappelle également. Mais aussi le terme Kingu, formé de Ki et de Engu, « Ki » la pierre primordiale qui symbolise également le deux, le double (en Egypte, le sens vernaculaire de Ka est le double), origine de Chi (symbole du double) mais signifiant également la Montagne pour les sumériens.
Certes, chacun se demandera comment les Sumériens pouvaient savoir tout cela. Ne le discutons pas ici. C’est seulement un fait que la science confirme chaque jour un peu plus !
Kingu ayant plongé dans la graine, ces éléments se sont trouvés piégés à la frontière du noyau pour former plus tard la ringwoodite, une sorte de diamant avec des incursions de H2O et ayant fourni une large part de l’eau de la Terre. Les planètes titanesques sont composées d'éléments ou de gaz ou d'eau venus de l'au-delà du processus premier d'accrétion. Cette eau prise dans Kingu s’est retrouvée soufflée puis prisonnière dans la lave de la Terre, une part de cette mixture de feu et d’eau dont parle la mythologie s’étant donc retrouvée dans la ringwoodite, dans les profondeurs de l’écorce terrestre, ayant formé la Lune en raison de la vitesse de rotation de la Terre à cette époque et dans la ceinture d’astéroïdes pour une part, ceinture dans la région de laquelle devait donc se trouver l’ancienne Terre, Tiamat, avant son changement d’orbite et d’inclinaison.
Les dernières découvertes confirment ce schéma.
Elle était une conjecture reproduite en laboratoire. Des échantillons ont pu être trouvés grâce aux mouvements de convection. Ce n'est donc pas vraiment une découverte mais une confirmation. Cette eau n'est pas dans un océan, contrairement aux informations tapageuses diffusées ici ou là, sinon au sens figuré. Elle est un élément prisonnier dans une roche sous haute pression. Elle est encore moins exploitable que les gaz de schiste ! La ringwoodite contenant de l'eau pourrait composer la partie du manteau comprise entre 410 et 660 kilomètres de profondeur.
Il y n’y a donc aucune chance que ce soit à partir des éléments ayant formé la terre originelle. Même si l’ancienne Terre, que les Sumériens nommaient Tiamat, a été déplacée d’orbite. Originellement placée entre Jupiter et Mars, elle s’est retrouvée à l’intérieur de l’orbite décrite par Mars et Vénus qui portaient à l’époque sumérienne des noms de frère et sœur : lam et lama.
Philae
Cette eau ne peut pas provenir non plus des comètes extrasolaires. Comment se serait-elle infiltrée sous de telles pressions ! Mais surtout, comme l'analyse de l'eau prélevée sur Philae le confirme.
L’eau présente sur terre provient donc :
- de l'eau contenue dans la planète Kingu qui s'est jetée dans la Terre en fusion, dans son noyau et s'est dépressurisée en formant ensuite la ringwoodite, comme l'explique la genèse Sumérienne et l'a confirmé la cosmologie moderne ; - des chondrites carbonées venues notamment du nuage d'Oort formant radiateur du système solaire et ralentissant son implosion.
On trouvera d'ailleurs une explication des implications de l'analyse de la composition isotopique de l'eau trouvée par Philae sur la comète Tchouri. Elle montre qu'elle est totalement différente de celle de l'eau trouvée dans la sphère des planètes telluriques. Cela disqualifie les comètes comme contributeur direct, ce dont on se doutait en fait depuis un certain temps, mais du coup qualifie les eaux orbitant aux confins du système et qui sont venues sur terre à la suite des migrations d’éléments à l’origine plus excentriques et s’étant heurtés ensuite avec des éléments telluriques, que ce soit :
1 – par le heurt d'une planète libre venue de ces confins à l'origine également de la ceinture d'astéroïdes ;
2 – ou par des éléments comme les chondrites carbonées venues de ces confins et périodiquement libérées par exemple par le nuage d'Oort (la fameuse baleine de Ionas des anciens) qui se sont également heurtés à des éléments telluriques amalgamés dans la glace par exemple.
Les ceintures des astéroïdes troyens au niveau de l’orbite de Jupiter n’ont pas d’autre origine. Ce n’est donc pas tant la qualification d’astéroïdes ou de comètes qui comptent que le parcours historique de ces éléments dans le système solaire. En effet, comme nous venons de tenter de l’expliquer, l'eau de la Terre ne peut venir directement des éléments extrasolaires accrétés lors de la formation du système solaire. Ce sera donc pour chaque élément sa composition isotopique qui servira de traceur. Ce pourquoi il a pu être dit que cette eau ne pouvait pas avoir été apportée par des comètes, parce qu’elles sont le plus souvent de provenance extrasolaire, ce qui implique une composition isotopique différente. Mais cette règle générale peut donc souffrir de nombreuses exceptions.Les principaux cailloux (GAL ou KI) du "bracelet d'argent
Cet astrophysicien précise donc les termes et confirme de ce fait exactement les textes Sumériens en expliquant que la migration de Jupiter et Saturne « a nettoyé la cage ».
Le bracelet d'argent ou ceinture sépare les cieux entre deux parties selon les Sumériens, selon la cosmologie également
Ce sont donc des chemins d'évolution différents
des conteneurs de l'eau qui finissent par les caractériser. Tout est une question d'agenda dans la création du système solaire. Et c'est bien de cela dont on parle. Jean-Pierre Bibringl précise à juste titre, là où la volonté de vulgariser prend parfois trop vite le pas, que l'eau des comètes et celle des astéroïdes a elle-même une origine commune. Cela relève de l'évidence. Mais il explique bien lui-même que l'eau n'a pu s'accumuler qu'à une distance suffisante du soleil, puis qu'elle a migré par différentes voies élucidées par les modèles les plus récents de formation du système solaire.
Je rappelle d'ailleurs que le modèle d' Alexandro Mordini de l'Observatoire de Nice auquel il fait référence sans cesse, est précisément celui qui m'a permis de superposer l'histoire de la création du système solaire au texte sumérien et de corriger il y a plusieurs années les interprétations nibiruesques de Zecharia Sitchin ou mulgiennes d’Anton Parks. Ceci dit, j’adore la paléo-fiction dès lors qu’elle ne se réclame pas plus de la vérité que la science-fiction ne le prétend. Mais comme la science-fiction, la paléo-fiction peut aider les larges synthèses en défrichant parfois avec pertinence des sentiers que l’Académie refuse d’emprunter. Hommage leur soit donc rendu !
La Lune
Elle n’a jamais été aussi proche de nous ! Alors que la science confirme progressivement le scénario sumérien – la lune et la Terre ne font qu’un, chacune est aussi nécessaire à l’autre qu’elle en a besoin pour son propre équilibre – deux confirmations viennent à point nommé.
On comprend mieux pourquoi ceux du ciel sont aussi ceux de la pierre (Ki)…
J’expliquerai ailleurs. On voit à quel point les points de vue académique et paléo-fictifs s’entretiennent mutuellement dans leur bataille pour n’y rien comprendre…
Ainsi donc le mystère des origines s’éclaircit un peu. Au même moment, d’autres scientifiques parvenaient à expliquer comment la tension régnant à la surface de gouttes d’eau expliquait simplement pourquoi les molécules complexes nécessaires à la vie se formaient naturellement. Ces molécules venaient ainsi compléter celles formées au cœur des étoiles et apportées à la frontière des molécules aqueuses des chondrites, et de celles, cette fois des comètes, venues des étoiles. Sur terre ces gouttes s’étaient formées dans les feuillets microscopiques de l’argile et dans les nuages. Ce qui permet, là encore, de mieux comprendre les origines de la vraie légende de la Genèse. Rendez-vous donc avec cet argile mythique…



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